TOURNAGE L ENTERREMENT

La légende voudrait que c’eût été le dieu du vin Bacchus qui aurait suggéré au réalisateur Roland Alibert de commencer les premières prises de vue du film « l’enterrement » dans le merveilleux château Larose Mathiot oh combien connu pour ses vins. Nous remercions son propriétaire Jean-Jacques Suils a qui l’on doit une hospitalité des plus chaleureuses.

Villenave-de-Rions est donc le petit village girondin désigné pour le tournage du film « l’enterrement » de Jean Lassalle. Après avoir obtenu les droits d’auteur du fameux député, Roland Alibert en écrivit le scénario. Le tournage commença par les premières émotions de la religieuse jouée par Maria Gata aux prises avec un téléphone qui lui demande sans cesse un nouveau curé. Débordée acariâtre se déplaçant en grommelant, consciente de ses responsabilités qu’elle s’octroie avec exagération, cette divine religieuse standardiste de couvent, en est à ne plus se rappeler que le divine enfant est né il y a déjà plus de 2000 ans. Chose qu’on lui a appris dès son plus jeune âge et qu’on a dû lui répéter tout le long de sa carrière. Et puis vint la femme du docteur jouée par Josiane Connangle, exécrée elle aussi par les multiples demandes téléphonique sollicitant une intervention de son mari médecin. Nous savons que les femmes de docteur se considèrent docteur autant que leur mari, celle-ci ne sait plus où donner de la tête. Je dirais plutôt où donner son mari. Selon l’adage bien connu « Autant qu’un curé peut en bénir » les curés de cet enterrement arrivent autant que Dieu peut en fournir. Il faut dire que le scénario ne ménage pas ces messieurs de la soutane puisque pour un enterrement déjà deux curés ont subi le désastre du choc cérébral avec perte et fracas. Quel sera donc l’heureux élu pour poursuivre cette cérémonie? Ma foi Dieu y pourvoira si toutefois il a les moyens d’y pourvoir… De toute façon l’équipe de Boaz’art va trouver le moyen d’y parvenir si toutefois Dieu le veut nous affirmerait notre religieuse…

Jean-Philippe Mortier